Bien sûr, au delà du principe même de la réédification des Tuileries, le coût prévisionnel de cette reconstruction est très attendu. En première analyse et sous réserve d'avant-projet technique, l'enveloppe à prévoir est de 300.000.000 euros, soit 2 milliards de Francs, pour 20.000 m2 de plancher hors œuvre sur un terrain qui est déjà la propriété de l'Etat. Cela correspond à 15.000 euros/m2, sujétions comprises.
Pour se donner des éléments de comparaison, notons que ce coût prévisionnel est quatre fois moindre que celui des travaux du Grand Louvre (huit milliards de Francs dont un de restaurations). Il est égal au budget annuel de fonctionnement de La Villette comme le remarque M. Roger Taillibert, Président de l'Académie des beaux-arts. Nous pouvons aussi comparer ce montant au prolongement de la ligne de métro Météor depuis la Madeleine jusqu'à Saint-Lazare : 160.000.000 €. Enfin, l'on peut noter que le coût de la reconstruction des Tuileries équivaut à 17 km d'autoroute ou 24 km de voie de TGV. Ou encore 0,09 % du budget de l'Etat (325 milliards d'euros, Loi de finances pour 2003).
Tous les indicateurs montrent donc qu'il ne s'agit pas d'un gros chantier mais d'un chantier de taille moyenne.
Le mode de financement que le Comité national pour la reconstruction des Tuileries propose est basé sur le mécénat, en s'appuyant sur la loi N° 2003-709 du 1er août 2003 relative au mécénat, aux associations et aux fondations, et sur une souscription nationale.
L'Etat propriétaire du sol pourrait consentir un bail à construction de 30 ou 50 ans, selon la loi 64-1247 du 16 décembre 1964, à une Fondation ad hoc que nous envisageons de constituer et qui aura pour objet de réunir les fonds nécessaires et de reconstruire les Tuileries selon un cahier des charges. La Fondation serait maître d'ouvrage avec un contrôle de l'Etat, et après achèvement des travaux, gérerait l'immeuble jusqu'à la fin du bail à construction.
Dès la réception des travaux, une partie des Tuileries serait consacrée à la création d'un Musée des Tuileries. Le reste, avec reconstitution de théâtre en auditorium de grande qualité, pourrait être consacré à un centre de conférences nationales et internationales sans aucune charge pour l'Etat ou la Ville de Paris. Au terme du bail, et tous contrôles techniques et financiers étant effectués, la Fondation remettrait les Tuileries gratuitement à l'Etat.